Partager l'article ! Fakt nº21 : Travelling helps to feel alive: Bon, j'avoue, j'ai craqué. Je suis reparti en douce en Équateur. ...
Bon, j'avoue, j'ai craqué. Je suis reparti en douce en Équateur.
J'ai longtemps cherché un prétexte plus ou moins crédible. Faire le plein de bonne conscience sociale, escalader des gros cailloux, manger un papi-pollo ou célébrer l'amitié Franco-Equatorienne. Mais à peine arrivé à Quito, j'ai compris que tout ça c'était du flan : Ce qu'on vient chercher ici, c'est cette douceur de vivre, ce sentiment de doux flottement...
Grosso modo, ça s'est passé comme ça :
J+0, Pas encore de raison de sauter au plafond : Je suis dans un bus mal climatisé, la télé est à l'envers, il fait moite et mon tee-shirt se colle à moi, comme si j'étais ce qu'il avait de plus
cher au monde. La moiteur, on s'en accommode dans la jungle. Dans d'autres circonstances, c'est juste insupportable.
H+2 : Je suis bien dans l'avion. Un oreiller, une couverture, un écran individuel : Ça change des vols Ryanair. Vu que je suis cerné par des mioches braillards, j'opte vite pour l'autisme
télévisuel. The big Bang Theory, The Middle, Dr House, Glee, The Simpsons... Je pensais pas qu'un aller simple Barcelone- Bogota suffisait pour se refaire une culture sitcom. Là où je me suis
senti vieux, c'est quand je me suis rendu compte que j'étais le seul à commencer mon marathon des séries par un épisode de Friends. A l'instar du double menton de Chandler, la série a mal
vieilli. Enfin je trouve. Quand j'ai épuisé le stock de bonnes séries et de films potables, je finis par tuer le temps au solitaire. 11 heures, faut les meubler, et puis je suis sûr que je
peux faire mieux que 4'26''.
Arrivé à l'aéroport de Quito, première bonne surprise : Je retrouve ma pote allemande et son groupe de joyeuses volontaires. Celles-là même que je rejoindrai dans deux semaines sur la côte. A
priori, plutôt sympathiques. Mais difficile à dire derrière l'épaisse couche de fatigue qui nous macule. La suite, c'est un long tête à tête de cinq heures avec mon oreiller. L'émerveillement
attendra que je sois apte à m'en laisser imprégner...