Partager l'article ! Post-Mortem, animal triste: Ecrit du fond de ma tombe, un soir de répèt', en attendant que vienne la lumière... ...
Une vie.
Une vie pour se construire, se définir, s'apprivoiser.
Et une éternité pour la contempler, la juger, la regretter. C'est long l'éternité. Rien à faire, rien à voir. Juste être avec les siens. Enfin, les gens avec qui on a partagé sa vie. Alors
forcement, si on a pas fait les bonnes rencontres, les bons choix, ça laisse le temps pour le regretter.
C'est court finalement une vie. Une enfance impalpable, une adolescence inhibée, et une vie d'adulte parsemée d'erreurs, de lâchetés, de non-dits. Et je peux vous dire que dans l'infinie solitude
de la tombe, c'est pas aux beaux souvenirs que l'on pense. c'est à tous ces petits ratés, ces mesquineries du quotidien, qui laissent un goût amer dans cette gorge rongée par la vermine. Quand en
plus on doit partager l'éternité avec l'incarnation de ce gâchis à ses côtés, ça devient cruellement tragique.
Si je le pouvais, j'irais cracher sur la tombe de l'inventeur du caveau famillial.
credit photo : janol Apin, Metropolisson